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Corentin BaronCorentin Baron : « J’ai hâte »

Corentin Baron est champion de France 2013 freestyle football et pratique cette discipline au niveau professionnel depuis 7 ans. Après avoir déjà réalisé des animations dans de nombreux stades et salles en France et à l’étranger, le jeune freestyler angevin sera l’une des animations phare de ce Cholet Mondial Basket 2015.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas du tout ce qu’est le freestyle, comment est-ce que tu définirais ce sport ?

C’est un mélange de plusieurs disciplines à savoir le foot, le basket, la danse et je dirais aussi le cirque. C’est à base de jonglage et le but, c’est de faire un maximum d’acrobaties et de gestes techniques avec le ballon en utilisant différentes parties du corps comme les pieds, la tête, les genoux et en variant les positions tout en créant une chorégraphie puisque c’est en musique. Le but c’est d’apporter un coté spectacle à une discipline qui vient des sports de rue.

Comment t’es venue cette passion du freestyle ?

Je faisais du foot depuis un peu plus de dix ans et j’ai découvert ça à la télé dans des pubs pour des grandes marques avec des joueurs de foot. Les premiers gestes m’impressionnaient et j’ai voulu faire pareil, tout simplement. J’ai arrêté le foot en parallèle pour avoir plus de temps de pratiquer, parce que cela demande énormément de temps, 4 heures par jour au début. C’est très prenant et j’ai vraiment trouvé beaucoup de plaisir dedans, j’ai trouvé beaucoup plus de libertés, je m’amusais plus simplement que dans le foot traditionnel qui est beaucoup plus cadré, structuré. J’ai plus remis les pieds sur un terrain depuis 8 ans.

Tu dis être étais autodidacte dans la manière dont tu as appris le freestyle, comment fait-on pour apprendre cette discipline ?

Au tout début, c’était assez compliqué parce qu’on était très peu, c’était le tout début. On s’aidait beaucoup de vidéos, qui étaient souvent faites à l’étranger où c’était plus développé. Je regardais les gestes sur Internet, j’essayais de comprendre comment ils étaient faits, je regardais des tutoriaux où les gestes étaient expliqués au ralenti et cela m’aidait beaucoup. Dans la manière de pratiquer, il faut s’imposer un rythme personnel, on n’a pas d’entraineur, on ne nous dit pas quand il faut aller s’entrainer. Aujourd’hui, c’est plus dans la créativité, plus d’entrainement tout seul. Je vais moins regarder de vidéos mais je vais plus m’en inspirer qu’autre chose. Je vais chercher à créer mes propres enchainements. Pour les débutants, il existe maintenant des DVD, beaucoup de vidéos et de tutoriaux sur YouTube où les gestes sont expliqués au ralenti et cela permet vraiment d’apprendre tout seul quand on n’a pas l’opportunité d’être dans une grande ville ou d’avoir un entraineur ou de connaître un freestyler.

Tu t’es inspiré d’un joueur professionnel ou d’un freestyler professionnel ?

Ronaldinho (l’ancien joueur du PSG et du Barça) que j’aimais beaucoup, c’était le premier joueur de foot à sortir des gestes un peu venus de nulle part, c’est le premier qui m’a inspiré. Ensuite, il y a eu Edgar Davids (ancien joueur de la Juventus) dont je me souviens avec les vidéos pour Nike comme celle de « La Cage », Ronaldo qui sortait aussi pas mal de trucs, pas mal de freestylers aussi mais les noms parleront moins. C’étaient souvent des freestylers étrangers, des Pays de l’Est surtout, l’Europe du Nord a vraiment commencé plus tôt que nous, donc ils avaient déjà des gestes à eux. Ils étaient déjà plus forts que les joueurs pro quand nous on a commencé, mais les mecs n’étaient pas trop connus. Ça vous laisse imaginer ce qu’ils pouvaient faire !

Le freestyle est aujourd’hui ta profession, tu avais toujours pensé que tu pourrais en faire ton métier ?

Franchement non, cela a été un petit pari de continuer là-dedans puisque j’ai continué mes études en parallèle jusqu’au niveau licence. C’était plus un passe-temps, une passion. Plus ça allait, plus ça me prenait de temps, il y avait des spectacles à faire donc ce n’était pas évident de cumuler les deux. Aujourd’hui, je fais une petite parenthèse dans mes études, j’essaie d’en profiter au maximum, notamment jusqu’à l’Euro 2016, qui est vraiment l’échéance importante. On verra bien après, mine de rien, même si je n’ai que 23 ans, je suis un peu vieux dans la discipline parce que beaucoup de jeunes arrivent. Je verrai bien où cela me mène et j’en profite tant que je le peux et que j’ai les jambes.

Tu es champion de France de freestyle, qu’est-ce que cela représente pour toi ?

C’est un aboutissement en fait, parce que forcément on s’entraine mais j’avais gardé l’esprit de compétition. J’ai fait du sport et dans chaque sport que j’ai pu pratiquer, je voulais gagner ce que je faisais. C’est une motivation, un objectif. C’est une reconnaissance aussi du milieu du freestyle, cela montre que l’on a acquis un certain niveau, cela ouvre aussi des portes. On devient forcément plus crédible dans des spectacles, quand on se vent, quand on se présente à des personnes. Cela a été un bon tournant. Maintenant, cela a été aussi un tournant inverse dans le sens où cela m’a aussi fait arrêter la compétition parce que c’est un autre esprit, un autre entrainement qui ne m’intéresse pas forcément. Je préfère faire beaucoup plus de démonstrations et l’interaction avec le public, voyager plutôt que de me concentrer que sur les compétitions.

Tu fais des spectacles pour de grands évènements, de grands clubs mais aussi à l’étranger, que ressens-tu dans ces moments-là ?

C’est même dur d’en parler ! A la base, je ne viens pas du tout de ce milieu du spectacle et se retrouver sur une pelouse, dans un stade où il y a 40, 50 jusqu’à 80.000 personnes au Stade de France, c’est indescriptible, c’est éclair, un court passage de cinq minutes. Ce n’est que du plaisir, je pense que ce sera la chose qui va me manquer dans le freestyle, ce sera ce contact-là, cette chance d’être dans ces endroits-là avec mes ballons, être applaudi par une foule de gens, c’est toujours plaisant. On n’a qu’une seule envie, c’est d’y retourner et de ne jamais s’arrêter.

Est-ce que tu as un rêve d’évènement, de clubs pour lesquels tu aimerais faire un show ?

A moyen terme, ce serait déjà d’être présent sur les gros matchs de l’Euro, faire une coupe du Monde, ce serait juste magique. Freestyle pour un match de Coupe du Monde ou une finale de Ligue des Champions, ce genre de grands évènements. Après, des grandes salles de spectacles c’est toujours quelque chose, j’ai déjà pu faire un Zénith et refaire un Zénith ou Bercy, ce serait énorme aussi.

Tu as ajouté de la magie à ton spectacle de freestyle, d’où t’es venu cette idée ?

L’idée a germé il y a 3-4 ans de mémoire. Je cherchais un truc qui faisait que l’on pouvait ajouter quelque chose en plus au freestyle et qu’on se démarque parce qu’on est de plus en plus nombreux à pratiquer. Cette idée de magie m’a paru un peu folle au début et au final, j’ai vu le lien que l’on pouvait établir entre les deux. J’ai eu la chance d’avoir des contacts dans la magie qui ont pu m’aider, avec qui j’ai pu avoir les premières bases, même si cela reste très bref. C’est juste pour rajouter une petite dose d’originalité dans le spectacle, mais je ne serai jamais un magicien, je reste avant tout un freestyler. Cela plait souvent aux gens qui comprennent parfois pourquoi ou non mais cela ajoute un truc en plus !

Tu connaissais déjà le tournoi du Cholet Mondial Basketball ?

Oui parce qu’étant d’Angers, je connais pas mal Cholet Basket, je suis aussi le club. J’en avais déjà entendu parler, je n’avais jamais eu l’occasion d’y participer donc j’ai bien hâte d’y être ! Il me tarde de voir comment cela va se passer, l’accueil qui va m’être réservé donc j’ai franchement hâte !

Tu disais que le basket était un élément important du freestyle, c’est un sport que tu as déjà pratiqué et que tu apprécies ?

J’ai failli une fois arrêter le foot pour faire du basket, c’était juste avant que j’arrête le foot et que je découvre le freestyle. C’est un sport que j’ai toujours aimé, que je pratique régulièrement, pas plus tard que cet après-midi avec des enfants ! (rires) Je suis quand je peux, j’aime beaucoup l’esprit du basket, même en sport collectif comme l’est le football.

Comment comptes-tu faire pour convaincre un public de basket avec du freestyle ?

Cela va être le défi de la journée mais je pense honnêtement pour l’avoir déjà fait qu’il y aura un bon accueil, je l’espère en tout cas. Je pense que les gens vont vraiment comprendre que ce n’est pas uniquement du foot, je ne vais pas jouer qu’avec les pieds. Il y a aussi tout l’aspect interaction où j’essaie un maximum d’aller vers les gens, leur montrer des gestes avec les mains, tout ce qui est faire tourner le ballon sur son doigt, c’est quelque chose qu’ils devraient connaitre. Ils vont connaitre toutes les variantes dans le freestyle, car il y a du freestyle basket et je pense qu’ils devraient être réceptifs.

As-tu prévu quelque chose de particulier pour le public du Cholet Mondial ?

On verra sur place, ce sera une surprise ! (rires) Je ne vais pas tout dévoiler maintenant, sinon cela ne va pas être drôle. En tout cas, j’ai vraiment hâte d’y être, de faire ce que je sais faire devant le public choletais, surtout que ma famille est du choletais, donc c’est toujours un plaisir de revenir par ici.

Retrouvez Corentin Baron sur : www.trickme-footfreestyle.com et

www.facebook.com/Corentin.Baron.Freestyler

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